jeudi 26 avril 2018

Claude Hagège specialiste des langues












Nationalité : France
Né(e) à : Carthage, Tunisie , le 01/01/1936
Biographie :

Claude Hagège est un linguiste français d'origine tunisienne.

Ancien élève de l'École Normale Supérieure (1955-1959) après être passé par le lycée Louis-le-Grand (1953-1955), il obtient une licence de lettres classiques et une licence d'arabe en 1956, un diplôme d'études supérieures d'arabe en 1957, une licence de linguistique générale en 1965 et une licence de chinois en 1969.

Il suit également des cours à l'École pratique des hautes études et à l'École nationale des langues orientales, où il obtient un diplôme d'hébreu en 1964, un diplôme de chinois en 1967, et un diplôme de russe en 1970.

Reçu à l'agrégation des lettres classiques en 1958, Claude Hagège enseigne au lycée de Carthage (1959-1961).

Directeur d'études en linguistique structurale à l'École pratique des hautes études en 1977, il a été titulaire de la chaire de théorie linguistique au Collège de France, entre 1988 et 2006.

Claude Hagège est connu aussi pour être polyglotte, ayant des connaissances dans une cinquantaine de langues, parmi lesquelles l'italien, l'anglais, l'arabe, le mandarin, l'hébreu, le russe, le hongrois, le turc, le persan, le malais, l'hindi, le malgache, le peul et le japonais.

Il est actuellement professeur honoraire au Collège de France.

Il a été lauréat du prix Volney en 1981 et a reçu la médaille d'or du CNRS en 1995.

site officiel : http://claude.hagege.free.fr/


https://www.franceinter.fr/emissions/par-jupiter/par-jupiter-01-novembre-2017






 

jeudi 12 avril 2018

Séjour à Marseille en octobre 2017

J’avais quelques idées préconçues concernant Marseille , seulement je trouvais ça un peu bête.Par ce qu'il y avait une exposition sur l’œuvre et la vie de Jack London à la Vieille charité un ancien hospice  ,  j'ai sauté le pas je m'en suis allée rendre visite  à ce cher ami disparu, cet écrivain hors norme qui m'a tellement emmené dans ces voyages littéraires et par la même occasion je suis partie à la découverte de cette ville .
Le nez au vent mon appareil photo en bandoulière avec mon cher compagnon de vie nous avons sillonné pendant 4 jours les quartiers les plus connus.
J'ai adoré cette ville son sens de l'accueil , son ambiance la gentillesse de ses habitants , les beaux et bons restaurants. J'aime le contact et là je n'ai pas été déçue , je me suis faufilée dans les vieux quartiers populaires aux noms évocateurs le Panier, le cours Julien , le vieux port et Endoume.
Nous avions loué un charmant duplex sous les toits.La découverte est essentielle dans ma vie j’aime la surprise inattendue, le jeu du recommencement sans cesse renouvelé .



















mercredi 11 avril 2018

Mes amis les poètes...

Je  vous présente quelques amis poètes , dont j’apprécie la prose et la rime sans frime.

 Un poète musicien venu de Nouvelle  Calédonie: Pascal Laugier





Inversus.

Dans un songe, une nuit soleil
eut rendez vous avec Vénus.
Naquit de cette lune de miel
une étoile nommée Inversus.
Elle avait la tête en l'air
mais pas les pieds sur terre.

Toujours dans les nuages,
elle rêvait devant des images.
Reine des gaffes et des pas de travers
on la disait plutôt cloche
Forcement, foutue à l'envers,
même à l'endroit, elle était gauche.

Un matin des médecins
n'entendant pas son cœur à l'endroit certain
firent convoquer par l'assemblée
le préfet, le juge et le curé.
Que faut il faire de cette enfant ?
Vivre ou mourir à vous, de trancher maintenant.

Le préfet était embêté,
il ne voulait pas se mettre à dos sa communauté.
Le juge d'un mouvement suprême
offrait déjà les chrysanthèmes.
Le curé tout a fait impassible,
révéla que l'enfant ne relevait pas, de la bible.

Et après une journée bien agitée,
à broder, à châtier, à prêcher,
comme aucun des trois ne s'étaient accordés
il fût décidé de l'exiler.
Les larmes aux yeux elle s'est envolée,
dans les cieux, rejoindre la voix lactée.

Mais comme elle se sentait seule et trahie,
des chenilles lui filèrent pendant la nuit,
un cocon de soie, du coton de bois,
un ciel d'Alexandrie et depuis
chaque soir quand il fait gris,
s'invite son amie, La Poésie.

Pascal Laugier


de Noires et d'or







 Le printemps m'inspire les rencontres aussi hier j'ai écrit celui ci.Mon inspiration vagabonde en ellipses.Un livre que je vous conseille a attiré mon attention c'est" Pierres "de Roger Caillois il restait depuis longtemps sur les étagères de ma bibliothèque consacrée à la poésie.Sur le marché j'ai rencontré un nouveau bouquiniste qui habitait près de Florac , en fouillant  j'ai trouvé du même auteur Babel.


                                                      De noires et d' or



La noire  et longue obsidienne
Aux filaments sertis d’or
Reflète les ombres indiennes
Des seigneurs de la mort.

Au pays des déesses sombres
Luit l’inquiétante agate dorée
Ruisselante de pépites d’ombres
Aux cous graciles des éplorées.

La grotte enferme la sainte
Rejette la blanche fée
A genoux sur un lit d’absinthe
La sorcière hurle sa liberté.

Le poing levé et triomphante
Ses yeux d’amarante ont gardé
Dans le cœur de l’ambre
Les  élytres irisées d’un  scarabée.

Elle a revêtu ses plus beaux atours
d’un bond s'est envolée
rejoindre le creux  de l’arbre sourd
au plus profond de la terre sacrée.

Personne ne l’a jamais revue
transformée en rêve de pierre
Au seuil de l'antre perdu
de l'étrange royaume aurifère.

 Roselyne Cusset Avril 2018
 



dimanche 8 avril 2018

Je flaque de printemps




Je flaque de printemps à l’aube. 

Lorsque je regarde par terre
 Je vois un univers
Une flaque d'eau devient une rivière
Un parapluie
 Oiseau de paradis
J'aime sauter dans les flaques
Même si j'ai pris des claques
Parce qu'on me l'a interdit.
Il est interdit d'interdire ils ont dit.

 Le son de la pluie
est une symphonie
j’explore  la terre entière.
Dans l’infinie  matière
Mon reflet est  miroir
mon sourire grimoire
et je passe à travers les orages.
Sans dommages.
Roselyne Cusset avril 2015

Se souvenir des belles choses.




                                       Photo Roselyne Cusset         


Je me souviens de l’odeur des noisettes à l’herbe mêlée, lorsque je passais mes vacances chez mes grands-parents. Je me rappelle le goût de la limonade, lors des jours de marché lorsque j’accompagnais mon père qui était si fier de moi. A l’évocation de ces souvenirs, l’émotion m’envahit, mes yeux s’embuent et je me souviens de mes chers disparus. Nous sommes nombreux à y penser et j’aimerais tellement laisser de beaux souvenirs.

Se souvenir des belles choses comme un jardin secret dont nous aurions  seul  le plan et la clef. Aujourd’hui  dans ces temps si troublés si noirs sans espoirs, qu’allons nous laisser à nos enfants, nos petits enfants ? Ce n’est pas  qu’une révolution qui s’installe aux portes de nos consciences, ça craque mais insensiblement nous revenons toujours aux mêmes habitudes. Non ce qui arrive là est une véritable crise de civilisation. Nous sommes otages du consumérisme sous la bannière « j’achète donc je suis  » et si nous n’avons  pas d’argent nous réagissons  comment ? Alors nous envions notre  prochain  jusqu’à la nausée, et nous  sombrons  dans des dérives mercantiles pour nous payer la dernière innovation .

 Les paramètres ne sont plus  les mêmes, internet est arrivé, le monde numérique a changé notre quotidien. A table les enfants   s’hypnotisent en regardant l’écran  de ces satanés téléphones portables, sorte de prolongement d’eux-mêmes, qu’ils scrutent à longueur de temps, oubliant que   nous sommes là. Les adolescents et   les jeunes adultes  sont enfermés dans une matrice générationnelle. Le monde ne s’arrête pas là ou la réalité tangible finit, car une autre dimension est entrée dans notre quotidien. Sur les réseaux sociaux l’information fuse, se diffuse et envahit nos écrans et notre boite crânienne, «  trop d’information tue l’information. » La surenchère nous tient en haleine, nous consume, nous aliène. Des hordes armées sans visages appellent de jeunes perdus à se battre contre les mécréants, et ils s’en vont le sourire aux lèvres plein d’innocence. Pourquoi, parce qu’ils n’ont plus d’idéaux, plus de cohésion familiale et sociale car à la tête des gouvernements règnent des Pinocchios.A qui faire confiance ? Un état c’est un ensemble de personnes qui vivent dans le même pays , une famille c’est une union , une filiation ,un cœur .Si tout le monde démissionne et laisse l’enfant en proie à ses interrogations comment pourra- t-il être un adulte responsable . Tout petit déjà la nounou s’appelle télévision, plus tard  ordinateur , certains parents laissaient des écouteurs à des enfants de 2 ans pour qu’ils s’endorment  avec de la musique et parfois ils restent la nuit entière ainsi ,créant des lésions irréversibles pour leurs oreilles.

On ne parle que de guerres, de planète qui meurt, que les lendemains ne vont jamais chanter  . Tout cela est vrai c'est primordial de réagir  ; à notre niveau jour après jour, créons de belles choses, des petits moments de bonheur autour d’un repas familial toutes générations confondues, n’oublions pas nos anciens, ils sont notre mémoire ! Madame l’éducation, devrait être aidée ,  ne la laissons pas aux seules mains de nos institutions , nous sommes nous aussi responsables. Élever un enfant c’est la base fondamentale, c’est lui permettre de s’épanouir  être vigilant, l’écouter, le comprendre, lui donner le sens du discernement. L’élever c’est le tirer vers le haut pour qu’il garde une stature droite et noble. Créons ensemble de beaux souvenirs  pour les générations futures.

mardi 27 mars 2018

Madame T

Photo Alex Timmermans http://collodion-art.blogspot.fr/

Madame T




Madame T souffre d’engelures au cœur
Son âme livide à pris froid et se fissure
Madame T se drape de lourdeur
Nous soufflant son haleine impure
Elle croit nous posséder d’un regard hautain
Mais ne connait pas notre monde
Elle pense nous formater avec dédain
Pour emprisonner notre âme vagabonde

Dans les longs couloirs habillés de noirceur
Je crie retenant la terreur qui m’aspire
Les silhouettes fantomales de mes sœurs
Glissent sans me voir secouées de longs soupirs
Les chuchotements des enfants délaissés
Habitent la nuit profonde qui m'étreint
Mais l’espoir brûle dans mon cœur blessé
Je serai bientôt enfant de la liberté ,enfin!

Madame T revient souvent hanter mes rêves
Avec ses yeux froids et son sourire qui grimace
Madame T ne me laisse aucune paix ni trêve
Je suis le prisonnier du temps qui passe.
Aujourd’hui encore les enfants subissent
La noirceur le sadisme de ses êtres vils
Aujourd’hui à notre porte qu’on se le dise
Des enfants perdus sont des proies faciles.

..

Madame T je l’oublie au temps nouveau
Madame T est enfouie dans mon histoire
J’suis revenu de tout ça sans trop d’accros
Des accroches cœurs cousus à ma mémoire.
L’enfant peureux est sorti de sa prison ,
Je lui apprendrai à lire la voie lactée
A s’ouvrir aux lendemains à l'unisson
des belles et profondes nuits étoilées.
 


 Roselyne Cusset 2014 Offert à mon  frère musicien Hervé Cusset